C et atelier a pour finalité, outre la production de textes brefs individuels, l’entrée dans le recueil de poèmes de Michel Butor, Vergers d’enfance (éd. Lo Païs, 1998). (utilisable en classe de cycle 3) 1. Noter le nom d’un fruit. Les phases 2 et 3 vont, à partir de cet inducteur, permettre à chacun de construire un matériau disponible pour l’écriture : c’est à partir d’un réservoir de mots qu’on écrit. Cette idée est importante si l’on veut que les enfants osent l’écriture poétique, dans un écart à la langue. 2. Individuellement : du nom de ce fruit, tirer un mot qui le caractérise, puis un autre mot, par simple association d’idée. (Il peut-être utile d’expliciter cette mission voire de proposer, si les élèves sont débutants en atelier d’écriture, un exemple élaboré collectivement)
3. Individuellement : A partir de chacun de ces deux mots, en tirer deux autres, par association d’idée (noms ou adjectifs). Cette pratique, utilisée ici de manière très modeste, est généralement connue sous le terme de prolifération.
4. Individuellement : En utilisant 4 ou 5 des six mots ainsi mis à jour, (on se contraint à ne pas utiliser le nom du fruit), construire un poème de 2 vers. Il s’agit de laisser se mêler les mots, d’abord par essais aléatoires, puis par choix raisonné. ex : Lanterne parmi les ombres / nid de pépins blottis
6. Dans le poème de Michel Butor qu’il a choisi, chacun souligne un mot qui lui plaît. ex : Le parfum de fraise / un sourire velouté
ex : Lanterne parmi les ombres / parfum de pépins blottis 8. Lire son poème dans son groupe (on peut faire deviner à ses camarades quel était le fruit de départ : la polysémie aidant, on pourra peut-être constater que le groupe proposera plusieurs sources ; une telle situation sera exploitée avec profit pour montrer que l’interprétation du lecteur peut s’émanciper de l’intention de l‘auteur). 9. Collages : choisir un poème de Michel Butor ; découper 4 ou 5 éléments (dans divers documents périssables : publicités, magazines, catalogues,…) qui font écho au poème ; les agencer en un collage qui produit une « équivalence plastique du texte ».
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Atelier imaginé par H. Tramoy |